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PLUS DE BÉBÉS À LA RUE DANS LE 93 !

DROIT À UN LOGEMENT DIGNE - LDH 93

jeudi 13 septembre 2018

Nous publions ici le communiqué de la Fédération 93 de la Ligue des Droits de l’Homme :
Le droit au logement est un droit fondamental de tout être humain : cet été, 54 familles se sont retrouvées sans solution de logement à leur sortie de maternité en Seine-Saint-Denis.
La Fédération LDH 93, et ses sections locales, exigent une mise à l’abri automatique et systématique de toute personne à la rue. L’hiver approche, personne ne doit dormir à la rue !

À l’heure où le gouvernement prétend établir un plan de lutte contre la pauvreté, au moment où la Métropole du Grand Paris prépare ses deux documents d’urbanisme majeurs pour devenir « attractive et solidaire », via son plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement et son schéma de cohérence métropolitain, des femmes et des bébés sont à la rue en Seine-Saint-Denis et risquent la mort tous les jours, comme l’indique le communiqué d’Interlogement 93* du 4 septembre 2018 qui précise : « En cette rentrée 2018, le 115 de Seine-Saint-Denis est confronté à un problème récent et persistant : les bébés sans abri. »
Cet été 2018, 54 familles se sont retrouvées sans solution de logement à leur sortie de maternité en Seine-Saint-Denis. 19 femmes enceintes, ayant joint le 115-93, ont dû dormir à la rue ou trouver un abri de fortune (sur 3 797 appels reçus, seuls 331 ont été décrochés faute de personnels. 289 personnes n’y ont pas trouvé de solution - Chiffres du 115-93).
Le droit à un logement digne, décent et financièrement abordable, est un droit fondamental et l’une des conditions sine qua non de la dignité et de la citoyenneté. Aucune personne appelant le 115 ne devrait se voir refuser de place. Pourtant, il manque des centaines de places en Seine-Saint-Denis. Les chambres d’hôtel – qui coûtent une fortune – ne sont pas une solution et ne suffisent d’ailleurs même plus. Les marchands de sommeil spéculent alors sur la misère. Exigeons l’accueil inconditionnel des personnes vulnérables quelle que soit leur situation administrative.
Nous sommes tous responsables. Les villes, le département de Seine-Saint-Denis, les Territoires, la Métropole du Grand Paris et l’État doivent tous prendre leurs responsabilités, immédiatement et à long terme, pour éviter ces drames. Ils doivent cesser de se renvoyer la balle et construire ensemble des solutions… et des logements.
Oui, notre département est l’un des plus pauvres de France et manque de moyens, mais il est aussi un territoire traditionnel de solidarité. Prenons conscience de cet enjeu d’humanité. Interpellons les élus et demandons des centres d’hébergement en nombre suffisant, partout en Seine-Saint-Denis ainsi que la construction de nouveaux logements sociaux tant dans notre département que sur l’ensemble du territoire du Grand Paris.
La Ligue des droits de l’Homme, solidaire de tous ceux et toutes celles qui continuent à faire avancer l’égalité des droits, appelle les citoyennes et les citoyens à construire ensemble un avenir qui n’est ni dans le rétroviseur, …ni dans l’immobilisme.

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